Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Philippe MAZIZ

Victime du Devoir le 12 février 1980

Département

Alpes-Maritimes (06)

Affectation

Sécurité Publique — Antibes / Vallauris

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Circonstances

Cause du décès

Accident de tir à l'entrainement ou en opération

Au cours de la nuit du lundi au mardi 12 janvier 1980, des policiers de la brigade de surveillance nocturne effectuaient une surveillance discrète de la zone pavillonnaire des Pertuades à Vallauris, près d’Antibes (Alpes-Maritimes), où de nombreux vols étaient commis la nuit. L’un d’eux restait au volant du véhicule banalisé.

Un groupe de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Nice intervenait également dans ce quartier dans le cadre d’une enquête portant sur l’enlèvement avec séquestration d’un homme d’affaires, contre demande de rançon.

Les agents de la BRI repéraient une silhouette en position d’attente dans son véhicule, persuadés qu’il s’agissait de l’un des malfaiteurs. Au terme d’une brève et brutale confrontation armée, le gardien de la paix Philippe Maziz, vingt-quatre ans, était mortellement blessé.

Le 14 février, terrassée par le drame qui frappait sa famille dans des circonstances aussi tragiques que sujettes à d’importantes polémiques, la veuve du policier mit fin à ses jours en emportant leur fils de quatre ans. La famille se constituait partie civile et entamait une longue procédure judiciaire.

Le 1er octobre 1982, la cour de cassation rendit un non-lieu suite à l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Lyon ; confirmé en appel le 15 mars 1983.

Le 6 Septembre 1990, une nouvelle plainte pour faux en écriture déposée un an plus tôt par la famille Maziz était rejetée.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité d'Appui Opérationnel — Service Spécialisé

Né le 5 avril 1955 à Billy-Montigny (Pas-De-Calais), marié et père d’un enfant. Il repose au cimetière de Souchez.

Philippe Maziz était entré dans l’administration au centre régional d’instruction de la Police nationale de Reims en octobre 1977.

Promu brigadier de police à titre posthume ; médaille d’Honneur de la Police Nationale.

Sources et références

BODMR n° 07 du 03/04/1981 — BODMR n° 06 du 21/03/1980 — Le Monde, article du 23/02/1991, “Supplément d’information dans l’affaire Maziz” — Le Monde, article du 12/02/1991, “La mort occultée de Philippe Maziz, gardien de la paix” — Le Monde, article du 18/03/1983, “Non-lieu confirmé l’affaire Maziz” — Le Monde, article du 16/02/1980, “Les obsèques de la famille Maziz seront célébrées dans le Pas-de-Calais” — Le Monde, article du 13/02/1980, “Un gardien de la paix est tué par méprise par un de ses collègues” — “P… comme Police”, pages 231-232-233-252, éditions Alain Moreau – 1983 — Chroniques de Georges Moréas, La PJ de 1980 (2) — Journal télévisé du 12/02/1980 – à voir à 15:15 — Photo restaurée par IA à partir d’une archive dégradée

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  1. J’ai rencontré Philippe dans le parking de l’école de police de Reims en octobre 1977. Nous sommes entrés ensemble dans l’école et avons dormi dans la même chambre la première nuit ; ensuite on nous a placés par ordre alphabétique mais Philippe est resté dans la même compagnie. Nous avons fait notre formation ensemble. Je conserverai toute ma vie le souvenir de Philippe.

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