Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Gardien de la paix
Jean PIGERON
Victime du Devoir le 24 mars 1946
Département
Paris (75)
Affectation
Sécurité Publique (PP) — Paris 18ᵉ
Circonstances
Cause du décès
Homicide par arme à feu
Contexte
Interpellation(s) d'individu(s)
Le 23 mars 1946, vers midi, deux malfaiteurs armés attaquaient la boutique de vêtements sur mesure sise N°66 Boulevard Rochechouart à Paris (XVIIIe).
Poursuivis par la clameur publique, ils tombèrent nez-à-nez avec un agent de police qui leur barrait le passage dans la Rue Ronsard. L’un d’eux exhibait aussitôt une arme de poing et tirait à plusieurs reprises sur le policier.
Transporté à la Maison de santé, le gardien de la paix Jean Pigeron, vingt-six ans, décédait des suites de blessures le lendemain.
Les bandits furent identifiés comme deux ressortissants espagnols domiciliés en centre d’accueil à Champigny : Navarro et Paniagua (suites judiciaires ignorées).
Biographie
Direction d'emploi
Préfecture de Police
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Né le 18 juillet 1920 à Paris (XVIIIe) de Joseph Pigeron et Georgette Chantrier ; célibataire ; domicilié avec sa mère N°13 Rue Joseph-Dijon à Paris ; inhumé au cimetière de Saint-Ouen.
Sources et références
Crédit photo : Arch. PP SMAC, série KC ; restaurée par IA — Arch. Mun. Paris (XIIIe), année 1946, acte de décès N°967.
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Jean était un exemple souvent cité dans ma famille. Georgette, sa mère, était pour moi ma grand-tante, sœur de ma grand-mère maternelle. On me racontait que pendant la guerre Jean allait prévenir les familles juives quelques heures avant l’arrivée de la police dès qu’il avait connaissance des adresses et des noms.
Sans le savoir, il faisait partie des Justes.