Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Directeur de l'identité judiciaire

Edmond Bayle

Victime du devoir le 16 septembre 1929

Département

Paris (75)

Affectation

Paris (Laboratoire Central)

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Circonstances

Décès d'origine criminelle

Contexte

Forcené retranché, périple meurtrier

Arme utilisée

Homicide par arme à feu

Le 16 septembre 1929, M. Edmond Bayle, directeur du service de l’identité judiciaire de la Préfecture de police se rend au Palais de Justice à Paris.
Alors qu’il atteint la colonnade, un individu qui guettait son arrivée lui tire dessus à trois reprises avec une arme de poing. Représentant de commerce en tissus en faillite, Joseph Emile Philipponet, quarante-quatre ans, n’oppose aucune résistance aux agents de police qui viennent le saisir, et explique devant les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire avoir prémédité le crime.

Ce dernier avait conclu une affaire avec le propriétaire de son logement puis l’a assigné en justice en invoquant l’illégalité de l’accord. Chargé de l’expertise du document, M. Bayle conclua à l’avantage du propriétaire dans un rapport long d’une quarantaine de pages faites d’analyses précises et indiscutables. Philipponet décidait de châtier le malheureux chimiste.

Le 15 janvier 1930, la cour d’assises de la Seine condamnait Philipponet aux travaux forcés à perpétuité. Le 17 février 1931, il embarquait à bord de la Martinière à destination de la colonie pénitenciaire de Guyane, d’où il ne reviendrait jamais.

Biographie

Administration d'emploi

Préfecture de police

Corps

Ingénieurs, techniciens

Type d'unité

Unité d'investigation

Titres et homologations

Décoration de la Légion d'Honneur

Né le 29 octobre 1879 dans le 5è arrondissement de Paris ; marié, père de cinq enfants dont le plus jeune est âgé de sept ans. Inhumé au cimetière communal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).

Licencié ès-sciences et physique, ancien élève de l’Institut Pasteur, il avait été délégué dans les fonctions de sous-chef du service de l’identité judiciaire à la préfecture de police le 1er janvier 1913 et appelé à la direction de ce service le 1er septembre 1921. Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur le 1er janvier 1926.

M. Bayle avait pris une part très importante dans l’organisation du service d’anthropométrie et d’identité judiciaire qu’avait installé M. Bertillon. 11 était l’auteur de nombreux travaux originaux sur cette science nouvelle. Comme expert, on l’avait vu, à chaque procès célèbre, prendre part aux débats
des Cours d’assises. Mais son activité ne se bornait point à la recherche des indices qui permettaient la découverte d’un coupable. Il avait donné son nom à l’authentification des objets d’art et des tableaux anciens, grâce aux rayons lumineux. Il avait enfin, tout dernièrement, été commis pour l’examen d’objets saisis à Glozel, chez les Fradin, et avait conclu à la non authenticité de ces objets.

Sources et références

Police Magazine n°23, 2e année, 31 mai 1931 – p.3,4 et 5 / Le Phare de la Loire, 17 septembre 1929, p.1/8 / Le Journal, 20 septembre 1929, p. 2/8 / Le Paris des crimes et des juges au XXème siècle: Ière partie – Olivier Richou, p.28 / Archives nationales ; site de Pierrefitte-sur-Seine, cote LH//149/4, notice L0149004

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