Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

Soumettre un complément

Brigadier-chef de police

Alexandre Silvestri

Victime du devoir le 24 décembre 1988

Département

Ain (01)

Affectation

Bourg-en-Bresse

Partagez

Circonstances

Décès d'origine accidentelle

Cause du décès

Accident de voie publique, de trajet, aérien ou naval

Nuit de Noël 1988. Le commissariat de Bourg-en-Bresse (Ain) reçoit un appel pour des individus qui viennent de commettre un vol avec violences à l’encontre d’une personne vulnérable près de l’hôpital Sainte-Madeleine.
Deux policiers en civil circulent Avenue du Mail en direction des lieux de l’agression. Ils pensent repérer les quatre malfrats qui s’installent dans un véhicule en stationnement. Pour éviter de se faire remarquer à cet instant et avoir une chance de les intercepter, ils risquent un demi-tour plus loin, au débouché du tunnel permettant de passer sous les voies ferrées.

Alors que le chauffeur entame la manœuvre délicate, ils constatent qu’un automobiliste surgit du tunnel à très vive allure. Le brigadier-chef Alexandre Silvestri comprend que le choc est inévitable et tente de sortir du véhicule, mais il est percuté en pleine course. Le policier meurt sur le coup.

Le conducteur du véhicule particulier est un vétéran de l’armée originaire de Nantua ; il est mis en examen pour homicide involontaire, vitesse excessive et défaut de maitrise de son véhicule. Un an après le drame, il déclare à son procès : « C’est de voir surgir cet homme hors de la voiture qui m’a paralysé. Je n’ai rien pu tenter. »

Biographie

Corps

Corps d'encadrement et d'application

Type d'unité

Unité de Voie Publique - Service Général

Domicilié à Bohas (Ain), Alexandre Silvestri était marié et père d’une jeune fille de treize ans. Décrit comme humain et sécurisant, il avait rejoint le commissariat de Bourg-en-Bresse en 1983, et s’y était rapidement intégré. Il était également l’animateur du centre de loisirs des jeunes de la cité Majornas et s’impliquait auprès des pré-délinquants.

Sources et références

Entretien avec Fernand Moll (collègue)

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires irrespectueux ne seront pas acceptés. Pour une demande particulière, merci d'utiliser le formulaire de contact.
Les champs marqués d'une asterisque (*) sont obligatoires.

Rechercher dans le Mémorial

Recherche par nom Recherche avancée