Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Gardien de la paix
Victor LACASSIN
Victime du Devoir le 04 juillet 1944
Département
Corrèze (19)
Affectation
Sécurité Publique — Brive-la-Gaillarde
Circonstances
Cause du décès
Assassinat, exécution ou extermination
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 1er juillet 1944, dans le contexte de l’intensification de la répression contre la Résistance à Brive (Corrèze) par les forces d’Occupation, le gardien de la paix Victor Lacassin, vingt-neuf ans, fut arrêté à son domicile par des miliciens français accompagnés de deux soldats allemands.
Il fut immédiatement conduit à l’hôtel Terminus, transformé en centre d’interrogatoire. Durant trois jours, il y subit des interrogatoires et des tortures.
Malgré les sévices, il ne livra aucune information sur ses activités au sein de l’Armée Secrète et du Service de Renseignement des Mouvements Unis de la Résistance.
Le 4 juillet au matin, Lacassin fut extrait de sa cellule avec trois autres détenus. Ils furent conduits au champ de tir du Chastanet où ils furent mitraillés dans le dos. Leurs corps furent abandonnés dans une fosse commune.
Le 11 juillet, après la libération de Brive, son corps fut exhumé et transféré au cimetière de la ville. Il fut formellement identifié le 7 septembre 1944.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Titres et homologations
DIR - Déporté, Interné de la Résistance
Né le le 1er février 1915 à Toulouse (Haute-Garonne) ; époux de Suzanne Daurat, père de deux enfants.
Victor Lacassin fut contraint de quitter l’école prématurément après le décès de sa mère pour subvenir aux besoins de sa famille, il trouva un emploi dans une verrerie à Terrasson (Dordogne).
Il incorpora ensuite le 126ème Régiment d’Infanterie à Brive, où il rencontra Suzanne Daurat qu’il épousa le 6 mars 1940. Sa brillante conduite durant la bataille de France lui valut la Croix de Guerre 1939-1940.
Au lendemain de l’armistice, il revint à Brive et, après la dissolution de l’armée, entra dans la police municipale. À compter du 1er décembre 1941, il fut affecté à la Police d’État comme gardien de la paix stagiaire.
Après une année de stage au cours de laquelle il donna « entière satisfaction dans sa conduite et sa manière de servir », il fut titularisé et promu gardien de la paix de 3ème classe.
Franc et loyal, au caractère ouvert, il s’attira rapidement la sympathie et la confiance de ses collègues.
Bien qu’ayant deux enfants âgés seulement de deux et quatre ans, il devint membre de l’Armée Secrète et du Service de Renseignement des Mouvements Unis de la Résistance dès leur formation. Il participa à plusieurs coups de main, ce qui finit par éveiller les soupçons de la Milice et du SIPO-SD.
Victor Lacassin fut promu sous-brigadier à titre posthume. Le conseil municipal donna son nom à une rue de Brive le 18 septembre 1947. Une stèle fut érigée dans la cour du commissariat et son portrait placé dans le hall de l’hôtel de ville.
Sources et références
Notice individuelle du Maitron rédigée par Gilbert Beaubatie : https://fusilles-40-44.maitron.fr/lacassin-victor/
Laisser un témoignage
Les témoignages irrespectueux ne seront pas acceptés. Pour une demande particulière, merci d'utiliser le formulaire de contact.
Les champs marqués d'une asterisque (*) sont obligatoires.