Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Sécrétaire de police — Commissaire

Robert VANDORME

Victime du Devoir le 16 juin 1944

Département

Morbihan (56)

Affectation

Sécurité Publique — Vannes

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 16 juin 1944, dans le contexte du débarquement des forces alliées et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, deux résistants quittèrent le maquis de Botségalo en Colpo (Morbihan) en compagnie d’un aviateur américain récupéré.

Les trois hommes se dirigeaient vers le camp de Saint-Marcel lorsqu’à l’entrée du bourg de Sérent, au lieu-dit Le Pont-Salmon, ils tombèrent sur un barrage allemand.

Robert Vandorme, trente ans, secrétaire de police à Vannes et Albert Le Goslès, vingt-sept ans, secrétaire de mairie, furent immédiatement arrêtés. Des armes étaient découvertes sous le siège arrière du véhicule.

Après leur interrogatoire, Vandorme et Le Goslès furent contraints de creuser leur propre tombe, et ils furent exécutés sommairement.

L’aviateur américain, bénéficiant du statut de prisonnier de guerre, fut épargné et envoyé dans un camp de prisonniers.

Le corps de Robert Vandorme fut identifié par son beau-frère Albert Bourguin. Son décès fut officiellement reconnu par un jugement du tribunal civil de Ploërmel le 5 octobre 1944, transcrit à l’état civil de Sérent le 22 novembre 1944.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Conception — Direction

Type d'unité

Unité de Gestion Opérationnelle, de Coordination ou d'Intendance

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Croix de la Légion d'Honneur

Né le 18 juillet 1913 à Lille (Nord), de Georges Édouard Vandorme et d’Emma Stéphanie Louise Bouclet ; époux de Simone Jeanne Louise Le Goff ; couple domicilé à Lanveur en Languidic (Morbihan).

Entré dans la Police nationale en 1942, Robert Jérémie Constant Vandorme exerçait la profession de secrétaire de police à Vannes (Morbihan), depuis 1942.

Entré dans la Résistance en 1943, il servit comme officier de renseignement auprès du commandant Raymond Vigouroux, alias « commandant Hervé », qui commandait le 1er Bataillon de l’Armée Secrète du Morbihan.

En juin 1944, il participa au rassemblement des maquisards dans le camp de Saint-Marcel (Morbihan) où ils furent armés et formés par des parachutistes SAS (Special Air Service) de la France libre appartenant au 2ème Régiment de chasseurs parachutistes.

Robert Vandorme obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué lieutenant des forces françaises de l’intérieur (FFI). Il reçut la Croix de guerre avec étoile de vermeil et fut élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Dans le Morbihan, son nom figure sur le monument aux morts 1939-1945 de Sérent et sur celui de Lanester où une rue porte son nom.

Il figure également sur la plaque commémorative de l’Hôtel de police de Vannes et sur la liste des fonctionnaires de la Sûreté nationale morts pour la France, exposée au Mémorial citoyen de Mâcon (Saône-et-Loire).

Sources et références

Maitron (Dictionnaire des fusillés 1940-1944), notice « Vandorme Robert Jérémie Constant » par Jean-Pierre Husson et Jocelyne Husson — Photo issue de panneaux pédagogiques sur « La libération du Languidic » par Jean-Pierre Le Bobinnec et Michel Le Chenadec, mai 2024

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