Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Brigadier de police

Maurice DOMERGUE

Victime du Devoir le 17 mai 1945

Département

Alpes-Maritimes (06)

Affectation

Sécurité Publique — Antibes

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 14 février 1944, dans le contexte de l’Occupation et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, la police allemande mit en état d’arrestation Maurice Domergue, dans les locaux du commissariat central d’Antibes où il exerce comme brigadier.

Il fut inculpé de complicité d’espionnage suite à la découverte d’un document qu’il avait écrit et remis à un membre du réseau de renseignements AJAX dont la plupart des membres sont, comme lui, issus de la police.

Envoyé au complexe de Compiègne-Royallieu le 3 juin, il fut déporté en Allemagne le lendemain à destination du camp de concentration de Neuengamme, et affecté au kommando de Schandelah spécialisé dans l’extraction et le traitement de pétrole brut de schiste.

Devant l’avancée alliée, il fut placé à l’annexe de Wöbbelin, véritable camp mouroir, et libéré le 3 mai 1945 par l’armée américaine.

Malgré les soins prodigués à l’hôpital américain de Ludwigslust près de Hambourg, il y décèdera le 17 mai 1945.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

RIF - Résistance Intérieure Française (création de mouvements et de réseaux)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

MED - Mort en Déportation

Né le 12 octobre 1903 à Saint-Jean-de-Ceyrargues (Gard) de Auguste Domergue et Rosa André ; époux de Henriette Roche et père d’un enfant ; domiciliés N°6 Avenue Pasteur à Antibes.

Après une période de services militaires effectués dans les régiments d’infanterie dans les territoires rhénans occupés, Maurice Gabriel Domergue travailla à l’exploitation agricole de sa belle famille à Boucoiran (Gard).

Rappelé à ses obligations militaires à la déclaration de la guerre, la croix de guerre ruban vert et noir lui fut attribuée pour ses qualités militaires et son intrépidité lors des combats des 8 et 9 juin 1940 dans la forêt de Villers Cotterets.

Il fut nommé gardien de la paix au titre des emplois militaires réservés dans la Police d’État de Nice ; puis il fut muté au commissariat d’Antibes à compter de juin 1942, comme brigadier de police.

Mention “Mort pour la France” (MPF) ; homologué au grade de sergent au titre de la Résistance intérieure française (RIF), comme agent isolé.

Sources et références

Journal officiel de la République française, 18 déc. 1949, p. 3/32 (RIF) — Journal officiel de la République française, 9 août 1934, p. 61/72 (emploi réservé) — Arch. Nice, D, T, acte N°1946-237 (MPF) — Arch. Gard, matricule 1923-1481 — Photo restaurée fidèlement par IA à partir du portrait présent sur sa tombe — AFMD Gard, Récit de André Francisco — Yves Mathieu, Le réseau Ajax- des policiers dans la Résistance, Loubatières, 2014, et Editions Atlande, 2021

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