Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Maurice DEBARBAT

Victime du Devoir le 27 juillet 1944

Département

Allier (03)

Affectation

GMR Gergovie — Montluçon

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Circonstances

Cause du décès

Homicide par arme à feu

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 27 juillet 1944, dans le contexte des combats pour la Libération et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, une formation composée d’éléments disparates de l’Armée allemande (Wehrmacht), de l’escadron de protection d’Hitler (SS, Shutzstaffel) et de divers services de police allemands, était entrée en Creuse pour organiser la répression des maquis.

Bien renseignée, elle localisait et encerclait le maquis de Chard, constitué par les « bataillons Jack » (voir biographie), et menait une vaste offensive.

Pendant la phase des combats, cinq résistants étaient capturés et transportés deux kilomètres plus loin pour être interrogés sous la torture. Ils étaient exécutés avec cruauté au lieu-dit Trebeix.

Parmi les victimes figuraient deux policiers : Lucien Poignault, vingt-neuf ans et Maurice Debarbat, vingt-sept ans.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Né le 27 juillet 1917 à Antanifosty (Madagascar) de Alexandre Debarbat et Marie Louise Bardet, Maurice Debarbat avait épousé Yvonne Desavie et était domicilié à Doyet (Creuse), où il était coiffeur.

Il s’engageait dans la Police pendant la réorganisation institutionnelle au début des années 1940, et intégrait les groupes mobiles de réserve, le GMR Gergovie cantonnée à Montluçon.

Au cours de l’été 1944, une partie du groupe faisait défection et neutralisait leur officier. Avec son collègue Lucien Poignault, Debarbat rejoignait l’Armée Secrète au maquis établi à Chard (Creuse) sous les ordres de Jack William Broadhurst.

Depuis 1942, les « bataillons Jack » rassemblaient des réfractaires au STO, des volontaires de Paris (Combat) et d’autres réseaux de résistance. Renforcé par le GMR Berry, il participé aux combats de la libération de Guéret, Montluçon et Aubusson.

Mention “Mort pour la France” ; homologué militaire des forces françaises de l’intérieur (FFI), déporté interné de la Résistance (DIR).

Sources et références

BODMR n° 20 du 01/09/1960 — Site web “Le Maitron”, fiche de Debarbat Maurice — Site web “Polices mobiles”, fiche sur le GMR Gergovie — Site web “Mémoire des hommes”, document sur l’AS : Groupe de Bataillons Jack, GR 19 P 23/5

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