Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Maurice BONNET

Victime du Devoir le 19 juillet 1944

Département

Saône-et-Loire (71)

Affectation

Sécurité Publique — Chalons-sur-Saône

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 9 juin 1944, au retour d’une mission avec trois autres maquisards, Maurice Bonnet, trente-et-un ans, gardien de la paix à Chalon-sur-Saône et résistant, fut blessé aux jambes par une rafale de mitraillette lors d’un engagement avec la Milice à Givry (Saône-et-Loire).

Capturé, il fut interné à la prison de Chalon, puis en fut extrait le 19 juillet 1944 pour être fusillé, au bord d’un chemin au lieu-dit « Les Parjuillots », à Crissey (Saône-et-Loire).

Il avait déjà été arrêté une première fois par la Milice à son domicile ; bien que grièvement blessé à la tête, il était parvenu à s’échapper.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

Né le 2 juin 1913 à Gourdon (Saône-et-Loire), fils d’Amable Bonnet et de Claudine Savin.

Maurice Bonnet était marié avec Marie Camus ; il était domicilié à Chalon-sur-Saône où il exerçait comme gardien de la paix.

Il fit partie, dès la fin 1943, d’un groupe organisé au sein du commissariat. Il entra dans la Résistance au 5ᵉ bataillon de Saint-Gengoux-le-National le 1ᵉʳ avril 1944, sous les ordres du capitaine Pierre Drillien, avec le pseudonyme « le chat ».

L’acte de décès fut d’abord dressé comme celui d’un inconnu ; il fut identifié par jugement rectificatif du Tribunal civil de Chalon-sur-Saône du 6 avril 1945.

Il est inhumé au cimetière communal de Crissey (Saône-et-Loire). Son nom figure sur la stèle commémorative à Crissey et sur le monument commémoratif, avenue John Fitzgerald Kennedy, à Chalon-sur-Saône.

Homologué Lieutenant des forces françaises combattantes (FFC) et des forces françaises de l’Intérieur (FFI) ; mention « Mort pour la France » ; titre de « Déporté et interné résistant » (DIR) ; citation à l’ordre du corps d’armée avec attribution de la Croix de guerre avec étoile de vermeil (à titre posthume).

Sources et références

Notice biographique, Maitron : https://maitron.fr/bonnet-maurice/

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