Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Commissaire principal

Marius Stigny

Victime du devoir le 19 octobre 1944

Département

Alpes-Maritimes (06)

Affectation

Nice (Police Judiciaire)

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Circonstances

Décès d'origine criminelle

Contexte

Guerre ou terrorisme

Le 20 octobre 1944, le corps du commissaire principal Marius Stigny, quarante-huit ans, de la 9eme brigade mobile de la police judiciaire basée à Nice (Alpes-Maritimes), est retrouvé dans un canal d’arrosage, assassiné d’une balle dans la tête sur une route reliant les communes de Pourcelles et de Mées dans les Alpes de Haute-Provence.

Ce dernier venait d’être dépêché sur place dans le cadre d’une enquête criminelle portant sur l’assassinat d’un couple de retraités, M. et Mme Cartier, au Château de Paillerol. Leur coffre-fort contenant des bijoux et une importante somme d’argent avait été pillé. La veille, le commissaire avait sans doute eu l’imprudence de prétendre à ses supérieurs par téléphone qu’il venait de trouver une piste sérieuse, sinon d’avoir identifié l’auteur.

L’enquête dilligentée avec minutie aboutit à l’arrestation le 28 juin 1948 de Guy Lamontre, ancien adjoint du commissaire, licencié après la libération à la suite de condamnations pour vols qualifiés dans le contexte de l’occupation et lequel demeurait depuis à Peyruis. Probablement identifié par son ancien collègue, Lamontre avait commandé l’assassinat du commissaire auprès de résistants, au prétexte fallacieux qu’il était un collaborateur. Le contexte tragique de l’épuration traduite par des arrestations et des exécutions illégales par centaines n’a pu qu’encourager le passage à l’acte.

Le 30 septembre 1951, la cour d’assises des Basses-Alpes condamnait Lamontre à cinq ans de réclusion criminelle.

Biographie

Corps

Corps de conception et de direction

Titres et homologations

Mention "Mort pour la France"

Membre des Forces Françaises Combattantes (renseignement, action et évasion)

Citation à l'Ordre de la Nation

Né le 15 mars 1896 à Paris (XIXe arrdt).
Homologué aux Forces Françaises Combattantes – réseau Ajax, le commissaire Marius Stigny obtient la mention « Mort pour la France » à titre posthume, comme militaire de la direction générale des études et recherches (DGER).

Sources et références

Service historique de la Défense, Caen – Cote AC 21 P 162196 (MPF)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 557321 (FFC
Un matin d’été à Lurs, 5 août 1952 – Jean Laborde
Le Monde du 01/10/1951 – L’ex-inspecteur Lamontre est condamné à cinq ans de réclusion
Le Monde du 30/09/1951 – L’ex-inspecteur Lamontre responsable de l’exécution de son chef le commissaire Stigny tente de se justifier
L’Intransigeant, 29 septembre 1951- Un policier délateur avait fait tué son ancien chef par le maquis
L’Aurore du 30/06/1948 – L’assassin du commissaire Stigny était un inspecteur de police licencié

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