Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Brigadier de police
Henri PRUAL
Victime du Devoir le 03 juillet 1944
Département
Morbihan (56)
Affectation
Sécurité Publique — Vannes
Circonstances
Cause du décès
Assassinat, exécution ou extermination
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 27 juin 1944, dans le contexte de l’Occupation et de la lutte contre les maquis FTPF dans les Côtes-du-Nord, Henri Prual, vingt-six ans, brigadier de police, fut arrêté sur dénonciation avec quatre autres résistants (Marcel Berthelot, René Forestier, Georges Herviou et Jean Tallec).
Le groupe venait d’exécuter des sabotages sur les lignes téléphoniques dans le cadre de son activité au sein du maquis de Pont-Melvez.
Incarcéré à la maison d’arrêt de Guingamp, il subit pendant plusieurs jours d’affreuses tortures dans la salle d’interrogatoire d’une maison réquisitionnée par les Allemands au 55 boulevard de la Marne à Guingamp.
Jugé et condamné à la peine de mort par un tribunal militaire allemand « pour attentats contre les voies ferrées et attaques à main armée contre des soldats et des civils », il fut fusillé le 3 juillet 1944 au camp d’aviation de Servel en Lannion (Côtes-du-Nord).
Son corps fut retrouvé le 18 septembre 1944 dans une fosse.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Titres et homologations
MPF - Mort pour la France
FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)
DIR - Déporté, Interné de la Résistance
Né le 6 avril 1918 à Belle-Isle-en-Terre (ex Côtes-du-Nord), fils de Jean François Prual, galochier, et de Marie Augustine Colleter.
La famille, composée de neuf enfants, fut marquée par le décès accidentel du père et s’installa place Saint-Michel à Guingamp.
Henri Prual épousa Pierrette Marie Eugénie Berthelot. Brigadier de police, il exerça ses fonctions à Vannes (Morbihan).
Au moment de son arrestation, il demeurait rue Traousac’h à Guingamp avec son épouse et leurs deux enfants.
Membre du maquis de Pont-Melvez, il participa activement aux actions de sabotage et de résistance contre l’occupant.
Son nom figure sur le monument du terrain d’aviation de Servel en Lannion et sur la plaque du stade Charles-de-Blois (rue du Maréchal-Joffre) à Guingamp.
Un de ses frères cadets, Jean Prual (né en 1921), fut militant de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et de la CFTC, puis adhérent à la CGT et au PCF, et adjoint au maire de Saint-Brieuc de 1962 à 1977.
Homologué militaire des forces françaises de l’intérieur (FFI) ; statut déporté, interné de la Résistance (DIR) ; mention mort pour la France (MPF) ; médaille de la Résistance (1968).
Sources et références
Notice biographique, Maitron (fusillés 40-44) : https://fusilles-40-44.maitron.fr/prual-henri-marie/
Laisser un témoignage
Les témoignages irrespectueux ne seront pas acceptés. Pour une demande particulière, merci d'utiliser le formulaire de contact.
Les champs marqués d'une asterisque (*) sont obligatoires.