Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Henri CLERC

Victime du Devoir le 19 juillet 1944

Département

Isère (38)

Affectation

Centre de Séjour Surveillée de Fort-Barraux

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 19 juillet 1944, dans le contexte de l’intensification de la répression contre la Résistance en Isère, Henri Clerc, trente ans, fut arrêté à son domicile par les forces d’Occupation allemandes à Barraux (Ain).

Emmené en un lieu inconnu, il disparut sans laisser de traces. Malgré les recherches entreprises après la Libération, aucune information ne put être obtenue sur son sort ni sur le lieu où il avait été conduit. Sa famille et les autorités restèrent sans nouvelles.

Le ministre des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre dressa un acte de disparition le 26 avril 1946. Le Tribunal civil de Grenoble rendit un jugement le 6 juillet suivant déclarant judiciairement son décès à la date du 19 juillet.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Né le 29 juillet 1914 à Bourg-en-Bresse (Ain), de Paul Jean Victor Clerc, coiffeur, et de Françoise Pignard.

Henri Marcel Clerc épousa Adrienne Amélie Gastaldi le 28 avril 1941 à Aix-les-Bains (Savoie). Il exerçait le métier de gardien de la paix au centre de séjour surveillé de Fort Barraux (Isère), près duquel il résidait.

Il obtint la mention « Mort pour la France » par notification du 16 juin 1948 du ministère des Anciens Combattants et reçut le titre de « Déporté et interné résistant ». Homologué soldat des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), il reçut à titre posthume la Médaille de la Résistance par décret du 19 août 1953. Son nom figure sur le monument aux morts d’Aix-les-Bains (Savoie).

Sources et références

Maitron (Dictionnaire des fusillés 1940-1944), notice « Clerc Henri » de Jean-Louis Ponnavoy

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