Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Gaston MARTIN

Victime du Devoir le 09 juillet 1944

Département

Yonne (89)

Affectation

Sécurité Publique — Auxerre

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 9 juillet 1944, dans le contexte de l’Occupation et des opérations de rpression allemandes contre les maquis de l’Yonne, Gaston Martin, trente-neuf ans, agent de police municipale et résistant de l’ORA, revenait en vélo d’Auxerre avec deux camarades (Pierre Bureau et Charles Paquot) pour rejoindre le maquis Chevalier, installé en bordure de la forêt de Fretoy, près du hameau des Champs-Gras (commune de Mailly-le-Château).

Ils ignoraient que leur itinéraire traversait la région forestière proche du village de Charentenay (Yonne), encerclée dès l’aube par une troupe nombreuse de soldats allemands et de miliciens français, prélude à l’attaque du maquis voisin de la Souille.

Les trois hommes furent interceptés. Malgré leurs papiers en règle, ils furent sans doute identifiés par un milicien auxerrois et désignés comme résistants. Ils furent alors frappés sauvagement puis abattus sur place.

Leurs corps furent d’abord inhumés au cimetière de Bazarnes (Yonne), puis, en septembre 1944, ramenés à Auxerre où ils furent inhumés au cimetière Dunant.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Né le 24 février 1905 à Saint-Georges-sur-Baulche (Yonne), Gaston Martin appartenait à une famille nombreuse de cultivateurs (cinq sœurs et trois frères) exploitant la ferme des Renards.

Marié à Anne-Marie Robé et père de trois enfants (deux garçons et une fille), il exerça d’abord le métier d’agriculteur en Puisaye.

Face à la crise économique frappant l’agriculture dans les années trente, il s’installa avec sa famille à Auxerre où il s’engagea dans la police municipale.

Au printemps 1944, il rejoignit la Résistance au sein de l’ORA, dont le responsable pour l’Yonne, François de Montaudouin, recruta de nombreux résistants à Auxerre.

En juin 1944, en compagnie d’autres Auxerrois dont Pierre Bureau et Charles Paquot, il gagna le maquis Chevalier.

Son nom figure sur le monument aux morts d’Auxerre, sur le monument des déportés et fusillés de l’Yonne à Auxerre, ainsi que sur la stèle érigée sur la commune de Bazarnes, en bordure de la route de Charentenay, en mémoire des morts de l’attaque du 9 juillet 1944.

Homologué militaire des forces françaises de l’intérieur (FFI) ; mention mort pour la France (MPF) ; statut déporté, interné de la Résistance (DIR) ; médaille de la Résistance (1946)

Sources et références

Notice biographique, Maitron (fusillés 40-44) : https://fusilles-40-44.maitron.fr/martin-gaston-2/

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