Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Brigadier de police

François Lyons

Victime du devoir le 19 septembre 1937

Département

Alpes-Maritimes (06)

Affectation

Grasse

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Circonstances

Décès d'origine criminelle

Contexte

Interpellation(s) d'individu(s)

Arme utilisée

Homicide par arme à feu

Le 19 septembre 1937, un individu se faisant passer pour un médecin fortuné parvient à escroquer plusieurs cafés du centre-ville de Grasse (Alpes-Maritimes) en empruntant sous des prétextes fallacieux des sommes d’argent supérieures à 100 francs. Après quatre escroqueries réussies, René Desrumeaux, vingt-huit ans, est finalement démasqué et interpellé par les services de police, et transporté jusqu’au commissariat.
Encore simplement retenu dans un local, l’escroc feint de vouloir se rendre au toilettes et profite de l’inattention de son garde pour lui porter un violent coup de poing. Alors qu’il parvient à gagner la cour du commissariat, il fait face au brigadier de police François Lyons, cinquante-cinq ans, qui lui barre le passage. Le malfaiteur exhibe une arme de poing qu’il avait réussi à dissimuler, tire et blesse très grièvement le brigadier au ventre. Le policier succombe le surlendemain à l’hôpital de la ville. Une opération de police d’envergure permet de cerner le fugitif, repris dans un immeuble.
Le 1er mars 1939, la cour d’assises des Alpes-Maritimes condamne Desrumeaux aux travaux forcés à perpétuité en colonie pénitentiaire.

Biographie

Corps

Corps d'encadrement et d'application

Type d'unité

Unité de Voie Publique - Service Général

Né le 5 juillet 1882 à Bouyon (Alpes-Maritimes) ; fils d’Auguste et Pascaline Ours ; veuf en premières noces de Sidonie Bonnefoy ; époux d’Augustine Boniface ; marié et père d’un enfant. Entré dans la police en 1912, il participe aux combats de la grande guerre dans l’artillerie. Libéré en 1918 avec plusieurs blessures. Inscrit à l’association des mutilés de guerre à Grasse en 1922.

Sources et références

AD06, cote 01R 0546, matricules militaires, classe 1902, N°877 / Excelsior, 20 septembre 1937, p.3/8 / L’Intransigeant, 2 mars 1939, p.3/8

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