Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Officier de paix

François Costantini

Victime du devoir le 19 janvier 1971

Département

Paris (75)

Affectation

Paris

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Circonstances

Décès d'origine criminelle

Contexte

Interpellation(s) d'individu(s)

Arme utilisée

Homicide par arme à feu

Mardi 19 Janvier 1971. Trois agents de la brigade de voie publique patrouillent dans le quartier du Faubourg Montmartre, 9ème arrondissement de Paris.
Basée au Quai des Orfèvres sur la l’île de la cité, cette brigade attachée à la Direction de la Police Judiciaire est composée de policiers dotés d’une solide expérience capables de détecter des malfaiteurs sur le point de passer à l’acte.

Ainsi, vers deux heures du matin, ils repèrent deux individus suspects faisant le guet dans la rue Bleue ; lesquels finissent par provoquer une altercation avec une tierce personne porteuse d’une sacoche. Il s’agit en fait d’un comptable venant de quitter un cercle de jeux, M. Bocancea, cinquante-sept ans.
Les agents Thévenot et Costantini mettent pieds à terre. Au même instant, les malfaiteurs arrachent la sacoche à leur victime et prennent la fuite. Les policiers donnent leurs sommations. L’un des voleurs parvient à s’engouffrer dans le véhicule d’un complice et prend la fuite, pris en chasse par l’agent Rousselet. L’autre malfaiteur tente de semer ses poursuivants à pieds, toujours détenteur de la sacoche de sa victime. Il s’agit de Félix Léandri, vingt-sept ans, domicilié à Alfortville.

Alors que ce dernier atteint la rue Faubourg-Poissonnière, il marque une pause, exhibe une arme de poing et tire aussitôt en direction des policiers. Il atteint mortellement à la poitrine d’une balle de calibre 11,43 l’agent Costantini. Dans le même temps, l’agent Thévenot riposte et atteint grièvement le malfrat à l’aine.
Transporté à l’hôpital Lariboisière, l’Officier de Paix François Costantini meurt à son arrivée aux urgences, il avait vingt-neuf ans.

Les enquêteurs constatent que la sacoche dérobée ne contenait que des documents comptables sans valeur. Au domicile du meurtrier, ils découvrent une pile impressionnante de romans policiers et deux armes de gros calibre. Léandri est finalement interpellé et transporté à la salle Cusco de l’Hôtel Dieu. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris, il bénéficie cependant au printemps de l’année 1982 d’une loi d’amnistie et retrouve la liberté.

Biographie

Administration d'emploi

Préfecture de police

Corps

Corps des inspecteurs de police

Type d'unité

Unité d'Appui Opérationnel - Service Spécialisé

Né en 1942 à Ghisoni (Haute-Corse) ; célibataire, sans enfant.

Cet officier très apprécié de ses supérieurs était appelé à devenir commissaire de police.

Cité à l’ordre de la nation [1] ; nommé Officier de paix principal à titre posthume.

Inhumé à Ghisoni dans sa terre natale.

Page réalisée avec l’aimable autorisation de sa famille.

Sources et références

[1] Journal officiel du 21/01/1971, « Citation à l’ordre de la nation », page 719 Le Monde, article du 20/01/1971, « Un policier est tué par le malfaiteur qu’il tentait d’arrêter »
Victimes du devoir de Stéphane Lemercier, éditions du Prévôt, page 148.

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