Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix auxiliaire

Amédée PRADILHE

Victime du Devoir le 30 juillet 1945

Département

Gard (30)

Affectation

Sécurité Publique — Alès

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 17 mars 1943, dans le contexte de l’Occupation allemande et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, Amédée Pradilhe, vingt-trois ans, fut mis en état d’arrestation à Alès (Gard).

Il était mis fin à son contrat de gardien de la paix auxiliaire du commissariat de cette ville, où il oeuvrait clandestinement comme agent de renseignements.

D’abord incarcéré à Metz, il fut déporté le 21 avril suivant au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, sous le matricule N°3289, puis transféré à celui de Bergen-Belsen jusqu’au 15 février 1944.

Le 28 février 1944, nouveau transfert vers Sachsenhausen, avec le matricule N°76023 ; il fut affecté au Kommando de Kolpin.

Le 21 avril 1945, du fait de l’avancée des forces alliées, l’évacuation du camp fut décidée sous forme de colonnes de marche forcée.

Leur progression fut retardée par les ponts détruits et les attaques d’avions volant en basse altitude. Les prisonniers trop faibles pour marcher furent abattus par les SS qui les escortaient.

A mesure des progressions des forces alliées, certaines de ces colonnes dispersées bénéficièrent de secours.

C’est dans ce contexte que Amédée Pradilhe fut rapatrié par avion le 8 juin 1945 et aussitôt hospitalisé à l’hôpital Tenon à Paris (XXe). Il décédait des suites de ses blessures le 30 juillet 1945.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Personnels contractuels de droit public

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Né le 16 mai 1921 à La Grand-Combe (Gard) de Amédée Pradilhe, hôtelier et de Berthe Soustelle.

La famille Pradilhe réside au 65 Grand Rue à Alès. Fin décembre 1942, Amédée Pradilhe était menuisier de profession, et s’engagea dans la résistance active (AS).

En janvier 1943, il contracte un engagement dans la police d’Alès dans le double but d’éviter son départ éventuel pour le service du travail obligatoire (STO), et d’assurer les fonctions d’officier de renseignements pour la Résistance.

Mention Mort pour la France ; homologué avec le grade d’aspirant des forces françaises de l’intérieur (FFI) ; mention déporté, interné de la Résistance (DIR).

Sources et références

Arch. état civil Paris XX, acte 2360-1945 — AFMD DT 30 Notice de PRADILHE Amédée par Monique Vézilier

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