Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Sous-Brigadier — Gardien

Alain PELLETIER

Victime du Devoir le 23 avril 1990

Département

Paris (75)

Affectation

Sécurité Publique (PP) — Paris 7ᵉ

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Circonstances

Cause du décès

Homicide par arme à feu

Contexte

Interpellation(s) d'individu(s)

Au cours de la nuit du dimanche au lundi 23 Avril 1990 à Paris, un équipage police-secours prenait en charge un marginal toxicomane alcoolisé âgé de dix-sept ans, lequel troublait copieusement l’ordre public sur l’esplanade du Champ de Mars (VIIe).

L’équipage se dirigeait jusqu’à l’antenne de police locale de la Rue Fabert, afin de présenter le mineur à un officier de police judiciaire et en vue d’obtenir une réquisition à médecin près l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Paris.

Vers deux heures du matin, alors que le chef de bord effectuait cette procédure, deux gardiens de la paix restaient dans le fourgon pour surveiller le mineur, lequel n’était pas menotté. Ce dernier profitait alors d’un moment d’inattention pour saisir l’arme de l’un des policiers.

Il tirait sur le gardien de la paix Alain Pelletier, quarante-trois ans, et le blessait mortellement à l’abdomen.

Maitrisé, le jeune meurtrier fut finalement transporté à l’infirmerie psychiatrique à l’issue de son audition à la 6ème division de la police judiciaire.

Il fut inculpé d’homicide volontaire et placé sous mandat de dépôt dans l’attente de l’expertise médicale. Une ordonnance de non lieu fut prononcé.

Biographie

Direction d'emploi

Préfecture de Police

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

Citation à l'Ordre de la Nation

Croix de la Légion d'Honneur

Né le 6 juin 1947 à Dijon (Côte d’Or). Marié, père de trois enfants. Entré dans l’administration en 1974 ; 16 ans et 2 mois de services.

Cité à l’ordre de la nation ; nommé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur ; médaille d’Honneur de la Police Nationale.

Sources et références

Arch. SMAC PP, photo série KC, restaurée par IA — BODMR n° 06 du 20/07/1991 — Fichier des personnes décédées en France, 1970-2019 — JORF n°100 du 28 avril 1990, citation — JORF n°167 du 21 juillet 1990 page 8728, nommination — Le Monde, article du 24/04/1990, “Meurtre d’un policier à Paris”

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  1. Super collègue avec qui j ai bossé durant quatre années a la brigade de nuit sur le 7ème arrdt de septembre 81 au 01 mai 1985. Repose en paix copain. [Retranscription depuis facebook]

  2. Ah, la biscotte. J’étais en brigade de nuit avec lui.Un bon gars vraiment. Repose en paix mon ami. [Retranscription depuis facebook]

  3. J’étais au 7ème à la nuit de 1987 à 1988 comme gpx stagiaire. Il m’a accueilli à la brigade.Cette triste affaire m’a marqué toute ma carrière. [Retranscription depuis facebook]

  4. Un chic type, un collègue avec qui il faisait bon travailler mais aussi échanger sur les choses simples de la vie. J’étais parti en province lorsque ce drame est survenu. Je ne l’ai jamais oublié, j’en parle encore, souvent. Repose en paix “la biscotte”. [Retranscription depuis facebook]

  5. Je me souviens très bien de lui à la base j’étais à la J3 au Gros Caillou, et plus tard au central des Invalides ; abattu par un individu en attente d’envoi à l’IPPP qui avait subtilisé l’arme d’un Gpx qui le gardait dans le véhicule devant le poste. Mauvais souvenir de mon passage sur le 07ème. [Retranscription deuis facebook]

  6. C’était le délégué syndical de nuit du S.I.P.N. à l’époque, gardons son souvenir le plus longtemps ainsi que tous nos collègues morts en service. [Retranscription depuis facebook]

  7. J’étais stagiaire à la brigade de nuit sur le 7 à l’époque, je débutais dans la profession et me rappelle très bien de l’ambiance qui régnait sur cet arrondissement entre drames et suicides de collègues…. et oui le grand Serge avait fait un joli don à la veuve de notre collègue. Pour ma part même si je l’ai très peu côtoyé je me suis toujours souvenu de ce collègue mort en service … [retranscription depuis facebook]

  8. Triste. J’étais gardien de la paix, dans le 92.

  9. J’étais présent cette nuit là.
    Les années passent mais les images restent.

  10. Je me rappelle aussi de cette triste journée. J’étais du matin et j’ai appris le décès d’Alain en arrivant. La salle de repos du ciat porte son nom…

  11. J’étais présent ce soir là, le temps passe mais les souvenirs de cette nuit reste et resteront à tout jamais.

  12. J’étais présent cette fameuse nuit et malgré les années ce drame me revient souvent.

  13. Travaillant de nuit sur le 7ème arrdt, j’étais présent la nuit de ce drame.
    Je connais les circonstances qui me marqueront le restant de ma vie.
    A l’aulne de mon départ de cette institution, mes pensées vont vers mes collègues qui n’ont pas pu accomplir logiquement leur chemin professionnel.

  14. Je suis l’un des motocyclistes qui est intervenu cette nuit du 23 avril 1990.

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