Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Inspecteur de police
Pierre CASTELLARNAU
Victime du Devoir le 10 juillet 1944
Département
Gard (30)
Affectation
Sécurité Publique — Alès
Circonstances
Cause du décès
Assassinat, exécution ou extermination
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 5 juillet 1944, dans le contexte du débarquement des forces alliées et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, un groupe de cinq résistants circulant à bord d’un fourgon de police était intercepté par des miliciens, alors qu’il prenait le maquis sur le Mont Bouquet (Gard).
Parmi eux figuraient trois policiers en poste à Alès (Gard) : Henri Lanot, Pierre Castellarnau et André Cabanel, lesquels avaient quitté leur commissariat avec leurs armes et une voiture du service.
Transférés au Fort Vauban, ils furent torturés et exécutés le 10 ou 11 juillet avec leurs compagons Marcel Pantel, agent SNCF et Hugues Zerbini, employé de l’usine chimique AFC de Salindres (Gard).
Leurs cadavres furent précipités dans le puits de Célas à Servas (Gard). Le décès d’Henri Lanot fut officiellement enregistré à la date du 15 septembre.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Inspecteurs — Enquêteurs
Type d'unité
Unité d'Investigation et de Recherche
Titres et homologations
MPF - Mort pour la France
FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)
DIR - Déporté, Interné de la Résistance
Né le 3 février 1914 à Alès (Gard) de François Castellarnau et de Juliette Martin.
Il fut mobilisé comme soldat de 2e classe au 23e régiment du train, en 1940. Fait prisonnier, il fut interné au Frontstalag 182, à Savenay (Loire-Atlantique) et déclaré inapte, il fut libéré le 28 janvier 1941.
Il entra dans la Résistance dans le groupe d’Alès du mouvement Combat puis des MUR (Mouvements unis de la Résistance) où il agissait de concert et collaborait avec le chef de la Sûreté Henri Lanot.
Le groupe de policiers résistants d’Alès affiliés à Combat avait été fondé par l’inspecteur puis commissaire Gaston Charroux. À partir du 1er juin 1944, Pierre Castellarnau participa, dans le cadre du maquis de Seynes, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard) à des sabotages de voies ferrées et de machines comme sous-lieutenant, chef de section (selon l’attestation fournie par les FFI).
Sources et références
Notice de CASTELLARNAU Pierre Jules par André Balent et Jean-Louis Ponnavoy — Inventaire des groupements FFI du Gard, Dossier général GR 19 P 30/1 (nommé Castel Arnaud dans les archives)
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