Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Inspecteur de police

Henri LANOT

Victime du Devoir le 11 juillet 1944

Département

Gard (30)

Affectation

Sécurité Publique — Alès

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 5 juillet 1944, dans le contexte du débarquement des forces alliées et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, un groupe de cinq résistants circulant à bord d’un fourgon de police était intercepté par des miliciens, alors qu’il prenait le maquis sur le Mont Bouquet (Gard).

Parmi eux figuraient trois policiers en poste à Alès (Gard) : Henri Lanot, Pierre Castellarnau et André Cabanel, lesquels avaient quitté leur commissariat avec leurs armes et une voiture du service.

Transférés au Fort Vauban, ils furent torturés et exécutés le 10 ou 11 juillet avec leurs compagons Marcel Pantel, agent SNCF et Hugues Zerbini, employé de l’usine chimique AFC de Salindres (Gard).

Leurs cadavres furent précipités dans le puits de Célas à Servas (Gard). Le décès d’Henri Lanot fut officiellement enregistré à la date du 15 septembre.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Inspecteurs — Enquêteurs

Type d'unité

Unité d'Investigation et de Recherche

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Croix de la Légion d'Honneur

Né le 20 novembre 1913 à Avignon (Vaucluse) de Julien Lanot et Julie Barnato ; époux de Marite-Thérèse Jaussaud ; père de quatre enfants.

Henri Lanot était pupille de la Nation depuis 1919. Après la Première Guerre mondiale, son père, un ancien combattant et blessé de guerre, bénéficia d’un emploi réservé de concierge au lycée Jean-Baptiste Dumas d’Alès (Gard), sa mère y était lingère.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il entra dans la police comme gardien de la paix, puis fut promu inspecteur (1937), en poste à Toulon. Mobilisé en septembre 1939 au 25ème bataillon de chasseurs alpins (BCA), il fut fait prisonnier pendant la campagne de France de juin 1940.

Après sa libération, il retrouva ses fonctions d’inspecteur de police à Toulon. Rejetant la politique de proscriptions et de persécutions du régime de Vichy, animé d’un ardent sentiment patriotique, il s’engagea dans la Résistance à partir de 1942.

Il fournissait de fausses pièces d’identité, aux réfractaires du service du travail obligatoire (STO) et à des Juifs réfugiés en zone dite libre. Rapidement repéré par la Gestapo, il partit pour Marseille, puis tenta sans succès de rejoindre l’Algérie.

Muté à Gap, il entra en contact avec un réseau de Résistance mais la Gestapo retrouva très vite sa trace et perquisitionna à son domicile, pensant trouver des armes.

Se sachant menacé, Henri Lanot se fit muter à Alès où il exerça alors les fonctions de sous-chef de la sûreté, puis de la sûreté urbaine où il poursuivit ses activités clandestines.

Mention Mort pour la France (MPF) ; homologué sous-lieutenant des forces franàaises de l’intérieur (FFI) – Combat, MUR ; Croix de guerre (1939-1945) avec palmes ; statut Déporté, interné de la Résistance (DIR) ; élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et promu commissaire de police à titre posthume.

Sources et références

Journal officiel de la République française, 11 févr. 1937, p. 39/48 (nomination inspecteur) — Notice issue du site Le Maitron de Jacques Brès, Laurent Pichon.

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