Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Inspecteur de police

Maurice PICARD

Victime du Devoir le 23 octobre 1944

Département

Haute-Garonne (31)

Affectation

Renseignements Généraux — Toulouse

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

En juillet 1944, dans le contexte d’une intense activité de la Résistance intérieure française suivant le débarquement des forces alliées, le résistant Maurice Picard, trente-trois ans, fut reconnu à Rivèrenert (Ariège) par des partisans espagnols du maquis de la Crouzette qui avaient eu affaire avec lui lorsqu’il exerçait ses fonctions policières à Toulouse.

Souhaitant se venger, ils s’emparèrent de lui et l’amenèrent au maquis, au col de Rille, où il fut exécuté sommairement après un « procès » expéditif.

Il fut victime d’une « bavure » dans le contexte des représailles qui suivirent le massacre, le 15 juillet, de deux notables soutenant les maquis, Paul Laffont et Charles Labro, assassinés par des hommes de main de la Sipo-SD de Saint-Girons.

Son cadavre fut retrouvé et identifié le 23 octobre 1944. Le jugement du tribunal civil de Première instance de Saint-Girons du 25 novembre suivant constata la découverte de son corps et fut transcrit comme acte de décès sur le registre de l’état civil d’Esplas-de-Sérou le 12 décembre 1944.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Inspecteurs — Enquêteurs

Type d'unité

Unité d'Investigation et de Recherche

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Né le 24 février 1911 à Balaguères (Ariège), au quartier de la Forge, section du Vignau, Maurice Picard était le fils de Jean Joseph Picard, domestique, et de Germaine Cassagne, ouvrière papetière. Il épousa Clémentine Jeanne Marie Peyrat le 21 novembre 1936 à Rivèrenert (Ariège).

Il était inspecteur des Renseignements généraux à Toulouse en 1944. Engagé dans la Résistance, il fut d’abord membre du mouvement Combat avant de devenir agent du réseau toulousain « Morhange ». Au printemps 1944, il résidait à Rivèrenert, le village de sa femme, dans le massif pré-pyrénéen de l’Arize.

Réhabilité, Maurice Picard fut déclaré « Mort pour la France » le 7 août 1948. Son nom figure sur une plaque commémorative des morts des deux guerres mondiales à l’intérieur de l’église de sa commune.

Sources et références

Maitron (Dictionnaire des fusillés 1940-1944), notice « Picard Maurice »

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