Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Brigadier-chef de police
Émile BARDOULT
Victime du Devoir le 21 mars 1945
Département
Loire-Atlantique (44)
Affectation
Sécurité Publique — Nantes
Circonstances
Cause du décès
Assassinat, exécution ou extermination
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 18 avril 1944, dans le contexte de l’Occupation allemande, Émile Bardoult, trente-sept ans, brigadier de police à Nantes et résistant « isolé », fut arrêté à son domicile par la police allemande.
Il délivrait de nombreuses fausses cartes d’identité à des réfractaires et se renseignait également sur le maquis.
Interné du 18 avril au 21 mai 1944, il fut déporté vers Neuengamme (matricule 31709), et affecté au Kommando de Wattenstedt. Il mourut le 21 mars 1945.
Ce Kommando extérieur du camp de Neuengamme était destiné à l’utilisation de la main-d’œuvre concentrationnaire dans les aciéries de Brunswick, fondées en 1940 par les usines du Reich « Hermann Göring » en coopération avec le haut commandement de la Wehrmacht.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Titres et homologations
RIF - Résistance Intérieure Française (création de mouvements et de réseaux)
DIR - Déporté, Interné de la Résistance
MED - Mort en Déportation
Né le 7 mars 1907 au Havre (Seine-Inférieure, aujourd’hui Seine-Maritime), fils de François Bardoult et de Valentine Maillard.
Émile Bardoult était l’époux de Georgette Sorin, et père de trois enfants. Ce policier en poste à Nantes depuis 1929.
Sources et références
BODMR n° 20 du 01 septembre 1960
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