Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Sous-Brigadier — Gardien

Jean-Philippe LAI YU

Victime du Devoir le 04 juillet 1986

Département

Hauts-de-Seine (92)

Affectation

Compagnie Motocycliste Urbaine Départementale — Nanterre

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Circonstances

Cause du décès

Accident de voie publique, de trajet, aérien ou naval

Le 4 juillet 1986, alors qu’il patrouillait à moto sur le boulevard périphérique au nord de l’agglomération parisienne, le gardien de la paix Jean-Philippe Laï-Yu, trente-cinq ans, chutait sur la voie publique au cours d’une manoeuvre du peloton.

Après avoir percuté la barrière de sécurité ceinturant la voie rapide, le policier très grièvement blessé succombait sur les lieux de l’accident à hauteur de la commune de Puteaux (Hauts-de-Seine).

Biographie

Direction d'emploi

Préfecture de Police

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de l'Ordre Public — Sécurité Routière

Spécialité

Unité Motocycliste

Né en 1960 à Saint-Denis de La Réunion, Jean-Philippe Lai-Yu était marié et père de deux enfants.

Il avait débuté sa carrière à la Préfecture de police, en poste à Montrouge (Hauts-de-Seine) avant d’obtenir la très sélective et difficile spécialité de motocycliste.

Il était très apprécié de ses pairs pour son esprit de camaderie, sa grande disponibilité pour le service et son caractère jovial.

Promu brigadier de police à titre posthume ; médaille d’Honneur de la Police nationale.

Sources et références

BODMR n° 07 du 25/07/1987 — Photo arch. CMUD 92

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  1. J’ai été l’équipier motocycliste de Jean Philippe dès la sortie d’école motos, en affection sur la CMUD92. D’un tempérament jovial, il n’hésitait pas à plaisanter à la moindre occasion, arborant un malicieux sourire. Il été doté d’un redoutable esprit de camaraderie et de sérieux dans le cadre du service, notamment sur la traque de deliquants divers. Toujours volontaire pour toutes les missions diverses qui nous étaient confiées. Il formait un très beau couple avec son épouse Claudette, tous deux avaient des ancêtres asiatiques, et avaient une petite fille de 4 ans : Cindy. Son épouse, au terme d’une grossesse lors de son décès, aura un garçon, qu’elle nommera Jean Philippe, en souvenir de son époux. Suite à ce drame le Ministère de l’intérieur, donnera à Claudette un emploi au commissariat de Saint Denis de la Réunion d’où elle était originaire avec son époux.

  2. J’ai connu JP en brigade au Ciat de Montrouge en 85/86 alors que j’étais jeune flicard. D’origine sinwa réunionnais, j’ai le souvenir d’un collègue très sympathique, enjoué et rigolard. Je l’ai vu partir au stage moto, sa passion, puis patrouillant dans le 92, me faisant un coup de 2 tons et de grands saluts sur l’ex RN20 quant il me voyait en patrouille, car il savait que je voulais être comme lui, motard. J’ai appris son décès dans le virage du Bd circulaire à la sortie de Puteaux, après avoir percuté, si je me souviens bien, un rail de sécurité lui sectionnant la jambe. J’ai tout le temps pensé à lui durant ma carrière motocycliste et voyais avec nostalgie, sa photo encadrée à la BMU de Nanterre. Paix à son âme et mes pensées vont pour sa nombreuse famille.

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