Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Brigadier-chef de police

Alfred LÉONARD

Victime du Devoir le 16 septembre 1944

Département

Rhône (69)

Affectation

Sécurité Publique — Lyon

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Circonstances

Cause du décès

Accident de voie publique, de trajet, aérien ou naval

Le 15 septembre 1944, dans le contexte de l’avancée des forces alliées et des combats suivants la libération de Lyon (Rhône), Alfred Léonard, trente-trois ans, venait de participer inlassablement aux opérations clandestines menées contre le camp de Sathonay et le fort de Sermenaz occupés par les allemands.

Au cours d’une liaison il était victime d’un accident au guidon de sa moto side-car, entré en collision avec un tramway.

Avec quatorze autres motards du corps urbain, ce résistant de la première heure avait abandonné son poste à la compagnie motocycliste pour combattre l’ennemi. Il succombait le lendemain des suites de blessures.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

Né le 7 octobre 1911 à Communay (Rhône), Alfred Léonard était le fils d’Auguste Léonard et Marthe Neyret. Il était marié le 4 mars 1933 à Chasse-sur-Rhône (Isère) avec Jeanne Claudia Dufour, et père de deux enfants.

Engagé au 504e régiment de chars de combat (RCC) en 1930, il avait repris son métier de tourneur-ajusteur au terme de son service militaire.

Il entrait dans la Police lyonnaise le 16 février 1937, comme gardien de la paix affecté au commissariat de Villeurbanne-Charpennes.

Démobilisé après la défaite de juin 1940, il rejoignait aussitôt la Résistance. Agissant d’abord de manière isolé puis au sein de l’Armée Secrète (AS) en janvier 1943, il devenait chef de trentaine du groupe-franc “Police”. Il était chef de section du camp Didier, en charge de l’ordinaire.

Promu brigadier-chef à titre posthume, il est homologué sous-lieutenant des forces françaises de l’intérieur (FFI).

Sources et références

Policier sous Vichy. Obéir, résister ? – Société Lyonnaise d’Histoire de la Police – Michel Salager, 2020, p.338 — Photo arch. familiale (DR), restaurée par IA

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