Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

Soumettre un complément

Commissaire de police

Arsène Grosdemange

Victime du devoir le 30 août 1944

Département

Côtes-d'Or (21)

Affectation

Dijon (Police Judiciaire)

Partagez

Circonstances

Décès d'origine criminelle

Contexte

Guerre ou terrorisme

dans la Résistance comme responsable d’un réseau de la police. Soupçonné
depuis un certain temps d’avoir des activités dans la Résistance, il
fut arrêté sous les yeux de son épouse en août 1944. Les circonstances
de son arrestation et de son exécution n’ont pas été clairement
établies. Il fut sans doute exécuté le 20 août 1944 en compagnie
d’Olivier Ancel dit Félicien*, capitaine FFI, Marcel Choupot*, chef
départemental FFI de l’Yonne, Jacques Jeanny* et un militaire américain
non identifié*, près de la ferme de Champmoron, au lieudit « Champ sur la
Loire », à Daix.

Les corps furent abandonnés sur place et découverts par un habitant de
Daix, Yves Debost, le 30 août 1944. Celui du commissaire Grosdemange
l’aurait été le 13 septembre 1944, à 16h15 minutes. L’acte de décès du
15 septembre le décrit avec précision : « apparemment mort depuis un
mois. Son signalement est le suivant : âge présumé cinquante ans taille
un mètre quatre vingt, calvitie accusée, sourcils gris, corpulence
moyenne ; complet veston bleu marine neuf ; souliers bas cuir noir,
chemise genre noveltex, tricot de corps genre rasurel, caleçon cotonnade
long, chaussettes fil, sous-vêtements propres et de belle qualité »,
tenue qui peut faire supposer qu’on lui aurait laissé le temps de se
changer et de mettre des habits propres. Il fut identifié par jugement
du tribunal civil de Dijon le 21 mai 1946.

Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur son acte de décès le 31 mai 1946.

Son nom figurait sur la stèle commémorative inaugurée le 24 septembre
1994 à l’endroit de leur sacrifice mais celle-ci ayant été vandalisée à
plusieurs reprises, il figure maintenant sur le monument aux morts, à
Daix.

Biographie

Corps

Corps de conception et de direction

Type d'unité

Unité d'investigation

Titres et homologations

Mention "Mort pour la France"

Mention "Mort en Déportation"

Né le 6 juin 1902 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) ; fils de Alfred et de Marie Louise Fombaron ; marié avec Mathilde Sigolet ; domicilié 42 rue Chaudronnerie, à Dijon.

Sources et références

SGA Mémoire des Hommes / Mémorial Genweb. / État civil de Daix (Côte-d’Or), acte de décès n°14. / Jean-Louis Ponnavoy, maitron.fr

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires irrespectueux ne seront pas acceptés. Pour une demande particulière, merci d'utiliser le formulaire de contact.
Les champs marqués d'une asterisque (*) sont obligatoires.

Rechercher dans le Mémorial

Recherche par nom Recherche avancée