Mémorial des Policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Alfred Destaing

Victime du devoir le 15 décembre 1882

Département

Paris (75)

Affectation

Paris

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Circonstances

Décès d'origine accidentelle

Cause du décès

Maladie contractée à l'occasion du service

Dimanche 10 décembre 1882. Le gardien de la paix Alfred Destaing, trente-neuf ans, termine son service de nuit au 8ème arrondissement de Paris. Alors qu’il regagne son domicile et qu’il atteint l’angle de l’Avenue d’Antin et de la rue Jean-Goujon, il est harcelé par un chien errant qui vient le mordre à la main droite.
Bien que cet agent ait été cautérisé au fer rouge immédiatement, seul procédé existant jusqu’alors pour se prémunir de la rage, il était victime des plus vives appréhensions au moindre malaise qu’il ressentait. Bien qu’il se croyait atteint par la redoutable maladie, il poursuivit son service.
L’avenir devait lui donner raison. Atteint par la forme dite furieuse de la maladie, caractérisée par un très forte agitation et excitation, il est admis à l’hôpital Necker où il meurt après une terrible agonie le 15 mars 1883.
Il est inhumé le surlendemain, dans une concession temporaire, au cimetière d’Ivry.

Biographie

Administration d'emploi

Préfecture de police

Corps

Corps d'encadrement et d'application

Type d'unité

Unité de Voie Publique - Service Général

Né à Amancey (Doubs), le 5 mars 1843, marié, un enfant. Alfred Destaing était libéré du service militaire, le 31 décembre 1869, après avoir accompli une période de onze ans. Rappelé sous les drapeaux en 1870, il servit, avec le grade de maréchal des logis, jusqu’au 10 avril 1871.

Entré à la Préfecture de police, le 1er août 1875, comme gardien de la paix, il fut, en celte qualité, attaché à la brigade du 8ème arrondissement de Paris. Il demeurait avec sa famille au 83 rue Saint-Dominique dans le 7ème arrondissement.

Sources et références

La Lanterne du 22/03/1883, « faits divers »
Conseil municipal de la ville de Paris, année 1913, rapports et documents, page 120.

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