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	Commentaires sur : Michel NEVOT	</title>
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	<description>Aider ceux qui ont voulu aider</description>
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		<title>
		Par : Christian V.		</title>
		<link>https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/michel-nevot-19891228/#comment-31</link>

		<dc:creator><![CDATA[Christian V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2019 18:26:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 28 décembre 1989 , c&#039;était le jour de mon anniversaire. Dans la soirée, la salle de commandement m&#039;appelle et me demande de me rendre d&#039;urgence Impasse Terraube , où deux de mes gars s&#039;étaient fait abattre...
J&#039;arrive sur place, des voitures de police, du monde, une ambulance... On m&#039;informe, un véhicule de la BAC raccompagnait Michel NEVOT de la BAC, en congé maladie , qui était passé au commissariat et qui n&#039;avait pas de moyens de locomotion pour rentrer chez lui comme il était tard.
En chemin, ils flairent un véhicule suspect et décident de le contrôler. Une course poursuite effrénée qui se termine dans une impasse. GARCIA s&#039;approche du véhicule et tente de sortir le conducteur à mains nues, sans sortir son arme... et là, DJEMAA, truand évadé et recherché activement sort une arme et tire.
La balle pénètre dans l&#039;aine d&#039;Eric GARCIA, ricoche sur l&#039;os iliaque et, traversant tout le corps ressort à l&#039;épaule, au niveau du trapèze, en passant elle a endommagé l&#039;aorte, déclenchant une hémorragie interne fatale.
Michel NEVOT, qui avait suivi son collègue essaie de se saisir de l&#039;arme en intimant à Djemaa &quot;Arrête de tirer, arrête de tirer&quot; ; lui prend une balle, à mon souvenir quand je l&#039;ai vu dans l&#039;ambulance, sous l’œil... DORO, mal placé ne peut rien... HORTALA ( récemment décédé près de Carcassonne ) abat DJEMAA de deux balles. Lorsque j&#039;arrive, DJEMAA est au sol ; un médecin lui pratique des soins. &quot;Qu&#039;est ce que vous faites&quot; lui dis-je. &quot;Mon métier&quot; ... Je mets une main sur mon arme. &quot;Docteur, si vous reculez pas, je lui mets une balle dans le crâne&quot;.
Mes gars se rapprochent, menaçants , il débranche tout et DJEMAA expire ; de toutes façon, il n&#039;aurait pas survécu...
Je me rends à l’hôpital avec le chef de la BAC, le brigadier Rémy GERBOIN, pour aller voir GARCIA. Au commissariat, toute la hiérarchie a débarqué... Le directeur demande à ce que la famille soit avertie... C&#039;était mon devoir. J&#039;ai tenu à revêtir mon uniforme N° 1, et avec GERBOIN on cherche la maison de Louis GARCIA, mon ami, ancien inspecteur parti à la retraite depuis un bout.
On arrive à la maison, pas de sonnette, on rentre, je vois de la lumière filtrer derrière un volet. Je tape au volet, une voix &quot;Qui c&#039;est ?&quot; &quot;Garcia ouvre c&#039;est Vezon.&quot; &quot;Je t&#039;ouvre la porte&quot;
Quand il ouvre la porte, il me regarde, en uniforme, Gerboin à côté... blêmissant &quot;Mon fils ??&quot; &quot; Oui, il s&#039;est fait descendre...&quot; La maman d&#039;Eric descend de l&#039;étage en criant, elle a compris... Là je vois Louis se tourner vers elle et d&#039;une voix ferme : &quot; Remontes dans ta chambre... remontes dans ta chambre&quot;... Elle remontait en pleurant. Louis, sans nous regarder va au téléphone, appelle son fils médecin à une vingtaine de kilomètres. &quot; Viens , ton frère s&#039;est fait descendre, ta mère va avoir besoin de toi &quot;. Il appelle son autre fils, policier à Paris &quot;Eric s&#039;est fait descendre &quot; &quot; ...&quot; &quot; Non non , tu ne fais rien , je ne veux pas perdre un autre fils dans un accident, demain matin tu descends, mais en train ..d&#039;accord??&quot; il donne quelques coups de téléphone, je crois à une sœur de son épouse pour la faire venir en soutien..et là il se retourne vers moi et effondre en larmes...De ma vie je n&#039;ai vu quelqu&#039;un manifester une force de caractère à ce niveau...
Depuis chaque année mon anniversaire est celui de la mort de ces deux garçons....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 décembre 1989 , c&#8217;était le jour de mon anniversaire. Dans la soirée, la salle de commandement m&#8217;appelle et me demande de me rendre d&#8217;urgence Impasse Terraube , où deux de mes gars s&#8217;étaient fait abattre&#8230;<br />
J&#8217;arrive sur place, des voitures de police, du monde, une ambulance&#8230; On m&#8217;informe, un véhicule de la BAC raccompagnait Michel NEVOT de la BAC, en congé maladie , qui était passé au commissariat et qui n&#8217;avait pas de moyens de locomotion pour rentrer chez lui comme il était tard.<br />
En chemin, ils flairent un véhicule suspect et décident de le contrôler. Une course poursuite effrénée qui se termine dans une impasse. GARCIA s&#8217;approche du véhicule et tente de sortir le conducteur à mains nues, sans sortir son arme&#8230; et là, DJEMAA, truand évadé et recherché activement sort une arme et tire.<br />
La balle pénètre dans l&#8217;aine d&#8217;Eric GARCIA, ricoche sur l&#8217;os iliaque et, traversant tout le corps ressort à l&#8217;épaule, au niveau du trapèze, en passant elle a endommagé l&#8217;aorte, déclenchant une hémorragie interne fatale.<br />
Michel NEVOT, qui avait suivi son collègue essaie de se saisir de l&#8217;arme en intimant à Djemaa &#8220;Arrête de tirer, arrête de tirer&#8221; ; lui prend une balle, à mon souvenir quand je l&#8217;ai vu dans l&#8217;ambulance, sous l’œil&#8230; DORO, mal placé ne peut rien&#8230; HORTALA ( récemment décédé près de Carcassonne ) abat DJEMAA de deux balles. Lorsque j&#8217;arrive, DJEMAA est au sol ; un médecin lui pratique des soins. &#8220;Qu&#8217;est ce que vous faites&#8221; lui dis-je. &#8220;Mon métier&#8221; &#8230; Je mets une main sur mon arme. &#8220;Docteur, si vous reculez pas, je lui mets une balle dans le crâne&#8221;.<br />
Mes gars se rapprochent, menaçants , il débranche tout et DJEMAA expire ; de toutes façon, il n&#8217;aurait pas survécu&#8230;<br />
Je me rends à l’hôpital avec le chef de la BAC, le brigadier Rémy GERBOIN, pour aller voir GARCIA. Au commissariat, toute la hiérarchie a débarqué&#8230; Le directeur demande à ce que la famille soit avertie&#8230; C&#8217;était mon devoir. J&#8217;ai tenu à revêtir mon uniforme N° 1, et avec GERBOIN on cherche la maison de Louis GARCIA, mon ami, ancien inspecteur parti à la retraite depuis un bout.<br />
On arrive à la maison, pas de sonnette, on rentre, je vois de la lumière filtrer derrière un volet. Je tape au volet, une voix &#8220;Qui c&#8217;est ?&#8221; &#8220;Garcia ouvre c&#8217;est Vezon.&#8221; &#8220;Je t&#8217;ouvre la porte&#8221;<br />
Quand il ouvre la porte, il me regarde, en uniforme, Gerboin à côté&#8230; blêmissant &#8220;Mon fils ??&#8221; &#8221; Oui, il s&#8217;est fait descendre&#8230;&#8221; La maman d&#8217;Eric descend de l&#8217;étage en criant, elle a compris&#8230; Là je vois Louis se tourner vers elle et d&#8217;une voix ferme : &#8221; Remontes dans ta chambre&#8230; remontes dans ta chambre&#8221;&#8230; Elle remontait en pleurant. Louis, sans nous regarder va au téléphone, appelle son fils médecin à une vingtaine de kilomètres. &#8221; Viens , ton frère s&#8217;est fait descendre, ta mère va avoir besoin de toi &#8220;. Il appelle son autre fils, policier à Paris &#8220;Eric s&#8217;est fait descendre &#8221; &#8221; &#8230;&#8221; &#8221; Non non , tu ne fais rien , je ne veux pas perdre un autre fils dans un accident, demain matin tu descends, mais en train ..d&#8217;accord??&#8221; il donne quelques coups de téléphone, je crois à une sœur de son épouse pour la faire venir en soutien..et là il se retourne vers moi et effondre en larmes&#8230;De ma vie je n&#8217;ai vu quelqu&#8217;un manifester une force de caractère à ce niveau&#8230;<br />
Depuis chaque année mon anniversaire est celui de la mort de ces deux garçons&#8230;.</p>
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