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	Commentaires sur : Émile GONDRY	</title>
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	<description>Aider ceux qui ont voulu aider</description>
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		<title>
		Par : Erik LIGER		</title>
		<link>https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/emile-gondry-19830531/#comment-3658</link>

		<dc:creator><![CDATA[Erik LIGER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 15:11:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 31 ami 1983, j&#039;étais jeune élève Gardien de la Paix à l&#039;Ecole Nationale de Police de Paris. C&#039;est avec des tremolos dans la voix que le très redouté, mais néanmoins bon père de famille, que l&#039;Officier de Paix Principal Perron est venu nous annoncer cette tragédie. Deux de nos futurs collègues venaient d&#039;être abattus froidement sur cette avenue Trudaine dont j&#039;ignorais l&#039;existence à l&#039;époque . Et c&#039;est avec effroi que nous avons reçu l&#039;information en pleine gueule. C&#039;est à ce moment précis que nous avons tous pris conscience de la notion de &quot;victime du devoir&quot;. De ce jour, à la mémoire à ces deux collègues décédés et aussi en hommage à ceux qui ont autant souffert dans leur chaire que dans leur esprit, j&#039;ai pris la ferme décision de choisir le commissariat central du 9 arrdt. lors du choix des postes à la sortie de promotion. Le 22 août 1983 je descendais avec émotion l&#039;escalier du &quot;Central 9&quot; que nos collègues avaient foulé de nombreuse années sans imaginer que le pire aurait pu les frapper de plein fouet. Encore aujourd&#039;hui j&#039;ai une pensée émue envers ces collègues, envers leurs familles qui ont été détruites et leurs proches qui souffrent de leurs disparition. Je salue l&#039;hommage que le jeune Sébastien rend à son grand-père Emile en épousant la profession pour le meilleur, ce que je lui souhaite de tout, et pour le pire, ce que je lui recommande d&#039;éviter comme la peste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 31 ami 1983, j&#8217;étais jeune élève Gardien de la Paix à l&#8217;Ecole Nationale de Police de Paris. C&#8217;est avec des tremolos dans la voix que le très redouté, mais néanmoins bon père de famille, que l&#8217;Officier de Paix Principal Perron est venu nous annoncer cette tragédie. Deux de nos futurs collègues venaient d&#8217;être abattus froidement sur cette avenue Trudaine dont j&#8217;ignorais l&#8217;existence à l&#8217;époque . Et c&#8217;est avec effroi que nous avons reçu l&#8217;information en pleine gueule. C&#8217;est à ce moment précis que nous avons tous pris conscience de la notion de &#8220;victime du devoir&#8221;. De ce jour, à la mémoire à ces deux collègues décédés et aussi en hommage à ceux qui ont autant souffert dans leur chaire que dans leur esprit, j&#8217;ai pris la ferme décision de choisir le commissariat central du 9 arrdt. lors du choix des postes à la sortie de promotion. Le 22 août 1983 je descendais avec émotion l&#8217;escalier du &#8220;Central 9&#8221; que nos collègues avaient foulé de nombreuse années sans imaginer que le pire aurait pu les frapper de plein fouet. Encore aujourd&#8217;hui j&#8217;ai une pensée émue envers ces collègues, envers leurs familles qui ont été détruites et leurs proches qui souffrent de leurs disparition. Je salue l&#8217;hommage que le jeune Sébastien rend à son grand-père Emile en épousant la profession pour le meilleur, ce que je lui souhaite de tout, et pour le pire, ce que je lui recommande d&#8217;éviter comme la peste.</p>
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		<title>
		Par : Joël GUYARD		</title>
		<link>https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/emile-gondry-19830531/#comment-807</link>

		<dc:creator><![CDATA[Joël GUYARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Apr 2023 14:43:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je ne t&#039;oublie pas Émile et toi Claude, j&#039;étais à votre brigade et j&#039;habitais Gonesse. On faisait les soirées, la route, ensemble en voiture. J&#039;étais à l’époque un bleu et toi Émile tu nous entourais de ton expérience et de ton affection tu es devenu un modèle pour moi que j&#039;ai appliqué par la suite aux jeunes. Je ne vous oublierai jamais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne t&#8217;oublie pas Émile et toi Claude, j&#8217;étais à votre brigade et j&#8217;habitais Gonesse. On faisait les soirées, la route, ensemble en voiture. J&#8217;étais à l’époque un bleu et toi Émile tu nous entourais de ton expérience et de ton affection tu es devenu un modèle pour moi que j&#8217;ai appliqué par la suite aux jeunes. Je ne vous oublierai jamais.</p>
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			</item>
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		<title>
		Par : Jean-François Gavoury		</title>
		<link>https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/emile-gondry-19830531/#comment-138</link>

		<dc:creator><![CDATA[Jean-François Gavoury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 20:31:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je ne me rappelais pas que la tuerie de l&#039;avenue Trudaine à Paris était intervenue un 31 mai.
Mais je me souvenais du traumatisme causé au sein de la préfecture de police et de l&#039;institution policière, des obsèques sous tension des deux victimes, de la manifestation d&#039;hostilité au ministre Badinter devant la Chancellerie.
Quel réconfort de lire le message de Martine Gondry, dont je salue le fils, Sébastien : son choix d&#039;orientation professionnelle a donné du sens à la &quot;vie d&#039;après&quot; !
Bien solidairement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne me rappelais pas que la tuerie de l&#8217;avenue Trudaine à Paris était intervenue un 31 mai.<br />
Mais je me souvenais du traumatisme causé au sein de la préfecture de police et de l&#8217;institution policière, des obsèques sous tension des deux victimes, de la manifestation d&#8217;hostilité au ministre Badinter devant la Chancellerie.<br />
Quel réconfort de lire le message de Martine Gondry, dont je salue le fils, Sébastien : son choix d&#8217;orientation professionnelle a donné du sens à la &#8220;vie d&#8217;après&#8221; !<br />
Bien solidairement.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Emilie R.		</title>
		<link>https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/emile-gondry-19830531/#comment-18</link>

		<dc:creator><![CDATA[Emilie R.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 19:38:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/emile-gondry-19830531/#comment-18</guid>

					<description><![CDATA[Monsieur le Président,

Ce jour là avenue Trudaine, une fusillade a éclaté
D’un coté il y avait ce groupe de policiers
Et de l’autre, Action Directe, des fanatiques extrémistes
Qui n’ont pas hésité un seul instant à ouvrir le feu
Afin d’ôter la vie à ces hommes qui vivaient pour nous protéger
Ce jour-là plusieurs personnes ont été blessées

Ce jour-là deux hommes ont perdu la vie
Le premier a été horriblement torturé
Car c’est sur le trottoir, à coup de pied, qu’il s’est fait achever
Le deuxième, Emile, a été lâchement abattu par derrière
D’une seule et unique balle qui lui a transpercé le cœur

Monsieur le Président,

Ce jour là les ténèbres se sont abattues sur leurs deux familles
Sans compter leurs nombreux amis plongés dans la douleur
Ces gens ont laissé veuve une jeune maman enceinte jusqu’aux yeux
Et Emile a laissé deux filles détruites par cette tragédie

Ainsi qu’une veuve inconsolable qui a perdu tout goût à la vie
Toute cette douleur, tout ce sang, toutes ces larmes
Toute cette violence, mais au nom de quoi ?
Pour une poignée d’anarchistes, fous et dangereux?
Qui au nom d’une doctrine utopiste et fantaisiste
Ont semé la mort autours d’eux à de nombreuses reprises
Et ont fauché ce jour-là ces deux hommes

Monsieur le Président,

Il y a une chose qui plus que tout me révolte
C’est que tout ceci aurait dû être évité
Car votre prédécesseur, au nom de la grâce présidentielle
A ouvert par sympathie politique les verrous de leur prison
Où ils y étaient pourtant enfermés du fait de leur dangerosité

Monsieur le Président,

Ces deux hommes sont tombés victime de leur devoir avec courage
Mais après leurs funérailles officielles ils sont tombés dans l’oubli
Heureusement, leurs auteurs ont été punis
Mais vous refusez que soit érigée une plaque leur rendant hommage

Car d’après vous, en tant que policiers, ils avaient le droit de se faire tuer
Aujourd’hui le temps passe, les années ont laissé place aux décennies
Mais croyez moi, dans le cœur de ces familles, cette blessure reste béante
Car ces gens, s’ils ne sont pas morts, sont désormais tous en liberté
Avec une chance de reconstruire leur vie
Alors que pour ces familles, l’histoire s’est arrêtée le 31 mai 1983
Et rien ne pourra jamais estomper leurs douleurs et leurs chagrins.

Emile, toi le policier tombé sous les balles
Nous ne nous sommes jamais rencontré
Et pourtant nous sommes du même sang

Car tu avais raison, c’est ta fille cadette qui t’a donné une petite fille
De l’avis de tous tu étais un grand homme, alors ces quelques lignes sont pour toi
Pour que jamais personne n’oublie ton histoire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Ce jour là avenue Trudaine, une fusillade a éclaté<br />
D’un coté il y avait ce groupe de policiers<br />
Et de l’autre, Action Directe, des fanatiques extrémistes<br />
Qui n’ont pas hésité un seul instant à ouvrir le feu<br />
Afin d’ôter la vie à ces hommes qui vivaient pour nous protéger<br />
Ce jour-là plusieurs personnes ont été blessées</p>
<p>Ce jour-là deux hommes ont perdu la vie<br />
Le premier a été horriblement torturé<br />
Car c’est sur le trottoir, à coup de pied, qu’il s’est fait achever<br />
Le deuxième, Emile, a été lâchement abattu par derrière<br />
D’une seule et unique balle qui lui a transpercé le cœur</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Ce jour là les ténèbres se sont abattues sur leurs deux familles<br />
Sans compter leurs nombreux amis plongés dans la douleur<br />
Ces gens ont laissé veuve une jeune maman enceinte jusqu’aux yeux<br />
Et Emile a laissé deux filles détruites par cette tragédie</p>
<p>Ainsi qu’une veuve inconsolable qui a perdu tout goût à la vie<br />
Toute cette douleur, tout ce sang, toutes ces larmes<br />
Toute cette violence, mais au nom de quoi ?<br />
Pour une poignée d’anarchistes, fous et dangereux?<br />
Qui au nom d’une doctrine utopiste et fantaisiste<br />
Ont semé la mort autours d’eux à de nombreuses reprises<br />
Et ont fauché ce jour-là ces deux hommes</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Il y a une chose qui plus que tout me révolte<br />
C’est que tout ceci aurait dû être évité<br />
Car votre prédécesseur, au nom de la grâce présidentielle<br />
A ouvert par sympathie politique les verrous de leur prison<br />
Où ils y étaient pourtant enfermés du fait de leur dangerosité</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Ces deux hommes sont tombés victime de leur devoir avec courage<br />
Mais après leurs funérailles officielles ils sont tombés dans l’oubli<br />
Heureusement, leurs auteurs ont été punis<br />
Mais vous refusez que soit érigée une plaque leur rendant hommage</p>
<p>Car d’après vous, en tant que policiers, ils avaient le droit de se faire tuer<br />
Aujourd’hui le temps passe, les années ont laissé place aux décennies<br />
Mais croyez moi, dans le cœur de ces familles, cette blessure reste béante<br />
Car ces gens, s’ils ne sont pas morts, sont désormais tous en liberté<br />
Avec une chance de reconstruire leur vie<br />
Alors que pour ces familles, l’histoire s’est arrêtée le 31 mai 1983<br />
Et rien ne pourra jamais estomper leurs douleurs et leurs chagrins.</p>
<p>Emile, toi le policier tombé sous les balles<br />
Nous ne nous sommes jamais rencontré<br />
Et pourtant nous sommes du même sang</p>
<p>Car tu avais raison, c’est ta fille cadette qui t’a donné une petite fille<br />
De l’avis de tous tu étais un grand homme, alors ces quelques lignes sont pour toi<br />
Pour que jamais personne n’oublie ton histoire.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Martine Gondry		</title>
		<link>https://www.police-actionsolidaire.fr/memorial/emile-gondry-19830531/#comment-17</link>

		<dc:creator><![CDATA[Martine Gondry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 19:33:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Papa,

Mardi 31 Mai 1983, par une magnifique journée ensoleillée, paisible, trois hommes en civil sonnent à la porte de la maison, ils font face à maman, à Françoise, ta fille aînée, à leurs côtés, Sébastien, petit bonhomme de cinq ans, ton petit-fils, que tu adorais plus que tout, tu en serais très fier, il a repris le flambeau, il est brigadier-chef à Paris.

Maman et Françoise ont compris tout de suite, tu nous avais tellement préparées à cette éventualité même si tu te voulais rassurant, pauvre maman, qui, comme toujours est restée digne face à l’horreur de l’annonce de cette terrible nouvelle, qui figea nos vies, nos destinées.

Une balle de révolver de gros calibre venait de te sectionner l’aorte, de t’ôter la vie, de couper ce cordon qui nous unissait, maman, Françoise, moi et Sébastien, à l’idole de notre vie, à toi Papa. Car oui nous étions tes fans comme tant d’autres personnes.

Toi qui étais apprécié, nous avons reçu tant de lettres de soutien, de réconfort, tu aimais la vie, tu aimais les gens, tu aimais rire, tu étais très taquin, généreux, loyal. Tu étais aimant et aimé.

Tu exerçais ton métier avec passion, ténacité, sérieux. Tu étais un grand sportif mais également un artiste, tu as fait du théâtre, tu chantais merveilleusement bien, avec ta belle voix de ténor qui égayait chaque jour notre quotidien, je connaissais ton répertoire par cœur. Tu appréciais les jeunes, tu pratiquais le basket avec eux, une autre passion, tu étais à leur écoute, leur confident.

Je suis restée seule face à maman terrassée par la douleur, face à cette chaise vide qui n’attendait que toi, nous avons été très vite rattrapées par cette triste réalité, nous avons tout de suite réalisé que notre vie ne serait plus la même. J’ai porté maman à bout de bras, je l’ai choyée, réconfortée, je voulais qu’elle reprenne goût à la vie malgré tout, mais je n’étais pas toi.

Il y a eu la vie d’avant et la vie d’après. Je n’étais plus la même, je suis devenue une révoltée, et maman l’ombre d’elle-même, j’en voulais à la terre entière. Une partie de m’a vie s’en est allée, ce 31 mai, elle a suivi ton chemin.
Papa, je suis fière d’être ta fille, de porter ton nom, des valeurs que tu m’as inculquées. Fière de toi, de ta personnalité. Fière comme lorsque je marchais à tes côtés.

Désormais tu es là, tout au fond de mon cœur, à tout jamais, aux côtés de maman…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Papa,</p>
<p>Mardi 31 Mai 1983, par une magnifique journée ensoleillée, paisible, trois hommes en civil sonnent à la porte de la maison, ils font face à maman, à Françoise, ta fille aînée, à leurs côtés, Sébastien, petit bonhomme de cinq ans, ton petit-fils, que tu adorais plus que tout, tu en serais très fier, il a repris le flambeau, il est brigadier-chef à Paris.</p>
<p>Maman et Françoise ont compris tout de suite, tu nous avais tellement préparées à cette éventualité même si tu te voulais rassurant, pauvre maman, qui, comme toujours est restée digne face à l’horreur de l’annonce de cette terrible nouvelle, qui figea nos vies, nos destinées.</p>
<p>Une balle de révolver de gros calibre venait de te sectionner l’aorte, de t’ôter la vie, de couper ce cordon qui nous unissait, maman, Françoise, moi et Sébastien, à l’idole de notre vie, à toi Papa. Car oui nous étions tes fans comme tant d’autres personnes.</p>
<p>Toi qui étais apprécié, nous avons reçu tant de lettres de soutien, de réconfort, tu aimais la vie, tu aimais les gens, tu aimais rire, tu étais très taquin, généreux, loyal. Tu étais aimant et aimé.</p>
<p>Tu exerçais ton métier avec passion, ténacité, sérieux. Tu étais un grand sportif mais également un artiste, tu as fait du théâtre, tu chantais merveilleusement bien, avec ta belle voix de ténor qui égayait chaque jour notre quotidien, je connaissais ton répertoire par cœur. Tu appréciais les jeunes, tu pratiquais le basket avec eux, une autre passion, tu étais à leur écoute, leur confident.</p>
<p>Je suis restée seule face à maman terrassée par la douleur, face à cette chaise vide qui n’attendait que toi, nous avons été très vite rattrapées par cette triste réalité, nous avons tout de suite réalisé que notre vie ne serait plus la même. J’ai porté maman à bout de bras, je l’ai choyée, réconfortée, je voulais qu’elle reprenne goût à la vie malgré tout, mais je n’étais pas toi.</p>
<p>Il y a eu la vie d’avant et la vie d’après. Je n’étais plus la même, je suis devenue une révoltée, et maman l’ombre d’elle-même, j’en voulais à la terre entière. Une partie de m’a vie s’en est allée, ce 31 mai, elle a suivi ton chemin.<br />
Papa, je suis fière d’être ta fille, de porter ton nom, des valeurs que tu m’as inculquées. Fière de toi, de ta personnalité. Fière comme lorsque je marchais à tes côtés.</p>
<p>Désormais tu es là, tout au fond de mon cœur, à tout jamais, aux côtés de maman…</p>
]]></content:encoded>
		
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